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Mal de mer : comment le prévenir avant et pendant votre stage de voile

Pourquoi a-t-on le mal de mer en voile ?

Le mal de mer, ou naupathie, vient d’un conflit d’informations. D’un côté, l’oreille interne perçoit le mouvement du bateau. De l’autre, les yeux ne le voient pas, surtout en cabine ou tête baissée. Le cerveau reçoit alors des signaux contradictoires, d’où les nausées, la fatigue et parfois les vomissements. Selon les explications de l’Assurance Maladie sur le mal des transports, ce trouble touche potentiellement tout le monde, quel que soit l’âge.

Même des marins expérimentés peuvent y être sujets, par exemple dans une mer inhabituelle. Ce n’est donc ni une question de volonté, ni un signe qu’on n’est « pas fait pour la voile ». C’est avant tout une réaction physiologique qui s’anticipe. D’ailleurs, elle s’atténue le plus souvent après les premières heures en mer.

Prévenir le mal de mer avant le départ

  • Dormez suffisamment la nuit précédente. En effet, la fatigue est l’un des facteurs aggravants les plus sous-estimés.
  • Évitez l’alcool la veille. Évitez également un repas trop lourd ou trop gras juste avant d’embarquer.
  • Mangez léger, mais mangez. Partir le ventre vide favorise en effet autant les nausées qu’un repas trop copieux. Des féculents simples, comme du pain, du riz ou des pâtes, passent généralement bien.
  • Anticipez un traitement si vous savez que vous y êtes sujet. Patchs, comprimés ou bracelets d’acupression se prennent avant les premiers symptômes. Une fois les nausées installées, ils sont en effet beaucoup moins efficaces. N’hésitez donc pas à demander conseil à votre pharmacien suffisamment tôt avant le stage.

Limiter le mal de mer pendant la navigation

  • Restez sur le pont, à l’air libre, plutôt qu’en cabine. La vue de l’horizon aide ainsi le cerveau à recaler les informations visuelles et celles de l’oreille interne.
  • Fixez un point fixe et lointain, idéalement l’horizon ou la côte, plutôt que le pont ou vos mains.
  • Occupez-vous activement. Tenir la barre, régler une écoute ou participer aux manœuvres détourne l’attention. Cela occupe aussi le regard sur des repères extérieurs, ce qui aide bien plus que de rester assis à subir le mouvement.
  • Placez-vous au centre du bateau, là où le tangage et le roulis se font le moins sentir, plutôt qu’à l’avant ou à l’arrière.
  • Évitez de lire ou d’utiliser votre téléphone dans les premières heures, le temps de trouver votre « pied marin ».
  • Hydratez-vous régulièrement, par petites gorgées, même sans soif.
  • Si les nausées arrivent, prévenez votre chef de bord. Un peu d’air, un changement de poste ou quelques minutes à la barre suffisent souvent à faire passer le malaise.

Le mal de mer disparaît-il avec l’expérience ?

Dans la grande majorité des cas, oui. L’organisme s’adapte généralement en 24 à 48 heures de navigation. C’est pourquoi, lors de nos stages et croisières de plusieurs jours, la quasi-totalité des équipiers retrouve toute son aisance dès le deuxième jour. C’est aussi la raison pour laquelle nos premières sorties se déroulent en douceur, dans des zones abritées, avant de gagner le large.

En résumé

Le mal de mer en voile n’est donc pas une fatalité. Il ne doit surtout pas vous dissuader de vous lancer dans un stage de voile habitable. Une bonne préparation, un traitement pris à temps si besoin, et quelques réflexes simples à bord suffisent, dans la grande majorité des cas, à passer un excellent moment en mer, et ce dès les premières heures.

Vous préparez votre premier stage avec le GCI ? Découvrez nos stages de voile FFV et n’hésitez pas à poser toutes vos questions à l’équipe avant le départ.

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